Actu ACS - Crise énergétique

Des aides ciblées pour le transport et le BTP

Face à la persistance de la crise énergétique et à l’augmentation significative des coûts d’exploitation, les pouvoirs publics renforcent leur soutien aux entreprises les plus exposées. Les secteurs du transport et du BTP, particulièrement impactés par la hausse des carburants, bénéficient ainsi de dispositifs d’aide ciblés et de mesures de trésorerie adaptées. Entre subventions exceptionnelles, aménagements fiscaux et solutions de financement rapide, ces initiatives visent à préserver l’activité et à sécuriser la continuité des entreprises dans un contexte économique sous tension.

Du côté des entreprises de transport

Une aide exceptionnelle, pouvant atteindre jusqu’à 60 000 €, est instaurée. Ce dispositif, prochainement opérationnel, sera accessible via une plateforme dédiée de l’ASP (Agence de services et de paiement).

Il s’adresse aux entreprises de transport routier de marchandises, de voyageurs ou de transport sanitaire (hors taxis), de moins de 1 000 salariés, établies en France et à jour de leurs obligations fiscales et sociales (ou avec une dette inférieure ou égale à 1 500 €).

 

L’aide est calculée par véhicule, en fonction de sa catégorie, avec un montant compris entre 70 € et 500 €. Des conditions supplémentaires s’appliquent selon le montant total perçu : pour les aides inférieures à 5 000 €, l’obtention d’un délai de paiement URSSAF est requise ; au-delà, un critère de rentabilité (EBE inférieur ou égal à 5 % du chiffre d’affaires) est exigé.

 

De plus, pour éviter les défauts de paiement liés à une hausse brutale des charges d'exploitation, des mesures de souplesse fiscale et sociale sont offertes : 

 

Les transporteurs routiers faisant face à des difficultés de trésorerie peuvent solliciter un report de paiement de leurs cotisations sociales. Cette demande doit être effectuée via la messagerie sécurisée de l'URSSAF. L'objectif est d'accorder un répit financier sans appliquer de majorations de retard.

 

En complément du volet social, la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFiP) permet un étalement des impôts professionnels (IS, TVA collectée, etc.). Ce dispositif est accessible sur demande motivée et permet de lisser la charge fiscale sur plusieurs mois pour correspondre aux capacités réelles de l'entreprise.

Pour le secteur du BTP

Une aide spécifique sur le GNR est également actée. Elle correspond à 0,20 € par litre de carburant facturé en mai 2026, dans la limite de 4 000 € par entreprise. La demande devra être réalisée en ligne sur impots.gouv.fr entre le 8 juin et le 31 juillet 2026. Ce dispositif est réservé aux petites entreprises du BTP (moins de 20 salariés), exerçant une activité éligible (maçonnerie, terrassement, voirie, génie civil, etc.) et respectant certaines conditions financières et administratives (activité débutée avant le 31 mars 2026, situation fiscale et sociale régulière…).

Attention : un mécanisme de restitution de l’aide est prévu dans certains cas : si l’excédent brut d’exploitation de l’exercice incluant mai 2026 retrouve un niveau proche de celui de l’année précédente, une partie de l’aide perçue pourra devoir être remboursée.

Tous les détails sur l’ensemble des aides ici

LE PRÊT « FLASH CARBURANT » • UNE SOLUTION RAPIDE À UTILISER AVEC VIGILANCE

Face à la hausse durable du coût des carburants, le Prêt « Flash Carburant » a été mis en place pour soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises les plus exposées, notamment dans les secteurs du transport, de l’agriculture et désormais du BTP.

 

Concrètement, le prêt est accessible aux TPE et PME installées en France, sous réserve de respecter certaines conditions : l’entreprise doit exister depuis au moins un an, être en mesure de produire des documents comptables couvrant 12 mois d’activité, et avoir des dépenses de carburant représentant au minimum 5 % de son chiffre d’affaires. La présence d’un expert-comptable est également requise dans l’accompagnement du dossier.

 

Le montant du prêt est compris entre 5 000 € et 50 000 €, sans garantie exigée. Il est accordé pour une durée de 36 mois, incluant un différé de remboursement du capital de 12 mois, permettant ainsi de préserver la trésorerie à court terme. La demande est entièrement dématérialisée, avec une souscription rapide en ligne sur le site BpiFrance.

 

⚠️ Toutefois, vigilance : un crédit vous engage et doit être remboursé.
Avant de recourir à ce dispositif, il est essentiel d’évaluer précisément votre capacité de remboursement et l’impact de cet engagement sur votre situation financière à moyen terme. Ce type de solution doit s’intégrer dans une réflexion globale de gestion de trésorerie, et non être utilisé comme une réponse systématique aux difficultés.

 

Il est fortement recommandé de :

  • vérifier l’adéquation du montant emprunté avec vos besoins réels,

  • anticiper les échéances de remboursement,

  • et mesurer l’impact sur votre équilibre financier futur.

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